C.d.C. #39 Le chant des canons – Marie-Josée Vilar – Glenmor – Pol Serge – Claude Lombard

Podcast 1970 Le chant des canons-800
Le chant de l'histoire
C.d.C. #39 Le chant des canons - Marie-Josée Vilar - Glenmor - Pol Serge - Claude Lombard
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C.d.C. #39 Le chant des canons - Marie-Josée Vilar - Glenmor - Pol Serge - Claude Lombard

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1970 Le chant des canons : Contexte historique

En 1970, la fin de la guerre d’Algérie s’éloigne. Cependant, son souvenir est bien ancré dans la mémoire de ceux qui ont dû quitter leur région brumeuse pour se retrouver en enfer sous le soleil. Les deux vers de la chanson : L’amour et la guerre » résonnent toujours au plus profond d’eux. :

« Pourquoi donc irais-je à la guerre
Après ce que j’ai vu, avec ce que je sais ? »

1968 a rallumé le flambeau de l’antimilitarisme. De nombreux artistes vont l’exprimer avec talent et rencontrer le succès auprès de la jeunesse. En raison de la multiplication des conflits à travers le monde, et particulièrement celui du Vietnam, la chanson pacifiste est très populaire. Elle sera pérenne tout au long de la décennie.

 

Biographie de Marie-Josée Vilar

Marie-Josée Vilar naît à Paris. Étudiante à Censier, une licence de Lettres en poche, elle part pour aller voir du pays. Revenue dans la capitale fin des années soixante, elle arrive alors que les cabarets rive gauche connaissent leur crépuscule. Les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes se tournent alors vers d’autres réseaux : les circuit des associatifs des maisons de jeunes, les foyers Léo-Lagrange et les tournées de la Ligue de l’enseignement. Marie-José Vilar fait des premières partie, mais ni à Bobino, ni à l’Olympia.
En revanche elle se souvient d’avoir fait une émission de radio avec Georges Brassens en Belgique.

Discographie de Marie-Josée Vilar

En 1969 Marie-Josée Vilar enregistre chez Festival deux 45 tours : « Un chat c’est un chat » et « Ne me dites jamais » L’année suivante elle fait paraître un album 33 tours  » Les amants de fin de semaine« . Cet album sera postfacé par Georges Brassens.
(Sources : Je chante ! n°4 & 25 – Chorus n°11)


Chansons de la 1ère partie : Le chant des canons : La guerre

02:01 Jean-Marie Vivier  : Les revendications d’un nouveau-né : Stéphane Golmann : 1970
03:57 Brigitte Sauvane   : La ronde des têtes                                : Michel Brihat – Yves Gilbert
05:59 Jean Vasca             : L’écarlate et l’outre-mer                       : Jean Vasca : 1970
09:24 Andrée Simons     : Trois petits tours de manège              : Andrée Simons : 1970
12:31 Marie-Josée Vilar  : La guerre                                                 : Marie-Josée Vilar : 1970

Marie-Josée Vilar
Marie-Josée Vilar
Dédicace de Brassens à Marie-Josée Vilar
Dédicace de Georges Brassens
Glenmor

Biographie de Glenmor

Emile le Scanff (Milig ar Skañv en breton), alias Glenmor, chantauteur, poète breton naît à Maël-Carhaix en 1931. Il est élevé par des parents paysans bretonnants et apprends à parler, lire et écrire en breton malgré les humiliations subies à l’école.
Ensuite, il étudie au petit puis au grand séminaire avant de préparer une licence de philosophie à Rennes qu’il obtient en 1952.
Mais, en 1953, Il n’est pas du tout intéressé par l’enseignement Alors il part à l’aventure sur les routes à travers l’Europe jusqu’en Union Soviétique. Périple difficile où, désargenté, il connaît la faim. Fin 1954, Emile rentre en Bretagne, il commence alors à écrire et composer.

Début de la carrière artistique de Glenmor

La carrière artistique de Glenmor débute par un récital à Paris en 1959. Il adopté le nom de scène de Glenmor (« terre-mer » en breton). Ensuite, Glenmor part pour Bruxelles en 1961, il y rencontre Jacques Brel et Catherine Duveillez (Katell), une institutrice belge qui deviendra son épouse. Jacques Brel fera référence à Glenmor quand il chantera dans ‘ »Le Moribond » :

« Adieu l’Emile, je t’aimais bien / Adieu l’Emile, je t’aimais bien, tu sais / On a chanté les mêmes vins / On a chanté les mêmes filles / On a chanté les mêmes chagrins… »

Discographie 1961 / 1970 de Glenmor

En premier lieu, en 1961, Glenmor fait paraître un 45 tours autoproduit « Tout au bout du sillon » puis en :

  • 1963 un 45 tours autoproduit : Les hommes de notre temps
  • 1964 un 45 tours autoproduit : Klemm Breiz-izel (en breton)
  • 1966  un 33 tours autoproduit  en public : Á la Mutualité
  • 1968 un 45 tours : Cet amour-là (Ternel)
  • 1969 un 33 tours : Cet amours-là (7 titres reenr.)  + un 45 tours : Ô Keltia (Barclay)
  • 1970 un 45 tours : Les temps de la colère (Barclay)

Chansons de la 2ème partie : : Le chant des canons : Les temps de la colère

17:48 Giani Esposito                  : À tititre posthume         : Giani Esposito : 1970
19:51 Monique Pianéa              : Les couillons                   : Gribouille – Christine Fontane : 1970
22:24 Jacqueline Dorian            : Chante une femme       : Martine Merri – Jean Arnulf : 1970
24:40 Glenmor                            : Les temps de la colère : Glenmor : 1970
28:02 Théâtre de l’Est Parisien : Le chant des canons    : Bertolt Brecht, adapt. Jean-Claude Hémery – Kurt Weill

Biographie de Pol Serge

Pol Serge Kakon, alias Pol Serge, chantauteur, écrivain et peintre français, naît à Mogador (aujourd’hui Essaouira, Maroc) en 1938. Mogador était une ville ouverte où se cotoyaient Juifs, musulmans, espagnols, anglais, portugais, caravaniers et marins.
Pol Serge est très tôt attiré par le poésie, la musique et le théâtre. Cependant, influencé par Georges Brassens et Charles Trénet, il quitte Mogador pour se consacrer à la chanson et la poésie à Paris.
Pol Serge débute dans les cabaret à Montmartre (Le Lapin agile, Le Tire-Bouchon) et sur la rive gauche (Chez Georges, La Contrescarpe, La Méthode…).

Ouverture du cabaret « Le Bateau Ivre »


Mais, devant la difficulté à défendre « La chanson poétique », Il décide d’ouvrir son propre lieu en louant une ancienne droguerie désaffectée, rue de l’Échaudé à Saint-Germain-des-Prés… Très vite « Le Bateau ivre » trouve sa clientèle. La salle permet d’accueillir une soixantaine de personnes, on y dine « sur le pouce » et l’on peut écouter Jean Vasca, Hélène Martin, James Ollivier et bien-sûr Pol Serge.
Cependant, le loyer devient trop cher. Alors, Jean Vasca, rédacteur en chef de la revue « Guitare et Musique » pour la partie chanson et poésie, située rue Descartes oriente Pol Serge vers une cave de cette rue. Ainsi, début 1968, Le Bateau Ivre vogue de Saint-Germain-des-Près à la Contrescarpe. La succès est, là aussi, immédiat.
Si la poésie constitue l’épine dorsale du lieu, le Bateau Ivre ouvre progressivement ses portes à la chanson et aux sketches.

Marcel Mouloudji  découvre Pol Serge au Bateau Ivre

Marcel Mouloudji  découvre Pol Serge au Bateau Ivre. Ainsi en 1969 paraît son album 33 tours « les gueules à voyager » sous l’étiquette Disques Mouloudji, suivi en 1970 d’un 45 tours « Mustapha et Rachel ».
Deux artistes majeurs vont contribuer à l’essor du Bateau Ivre : Jean Vasca & Jacques Bertin.
Le succès du Bateau Ivre, dernier bastionde la Contrescarpe durera jusqu’en 1973. Pol Serge entreprend alors de longues tournées à l’étranger.


Chansons de la 3ème partie : Le chant des canons : Comme l’écrit l’AFP


32:28 Simone Bartel       : Comme l’écrit l’AFP     : Jean Baumgarten : 1970
34:09 Monique Morelli   : L’enfant soldat             : Louis Aragon – Lino Léonardi : 1970
37:11 Jean Ferrat             : Camarade                     : Jean Ferrat : 1970
39:40 Pol Serge                : Mustapha et Rachel   : Pol Serge : 1970
42:15 Maurice Fanon      : Bleu                               : Maurice Fanon – Gilles Olivier, Darzie: 1970

Biographie de Claude Lombard

Claude Deruyck, alias Claude Lombard autrice-compositrice-interprète, comédienne et adaptatrice de doublage belge naît à Etterbeek (Belgique) en 1945. Fille de la chanteuse de cabaret Claude Alix et du musicien Ernest Craps, la petite Claude baigne très jeune dans la musique. Elle étudie, le piano, la guitare, l’harmonie et le contrepoint. Ce qui l’amène très rapidement à la composition.
Ensuite, après le baccalauréat, elle s’inscrit à l’Institut Supérieur des Arts du Spectacle de Bruxelles.

Carrière discographique de Claude Lombard

Elle fait paraître un 1er 45 tours chez Polydor en 1966 dont elle est l’autrice-compositrice : « Bains de Mousse« . Puis,il est  suivi d’un EP où elle met en musique un poème d’Aragon : « L’amour de toi« .
Elle épouse alors le chanteur et parolier Freddy Zegers et devient aussi la compositrice des chansons qu’il écrit. Entre 1967 et 1970 ils publieront cinq 45 tours chez Palette.
Repérée par Jacques Canetti, ce dernier lui fait enregistrer un album en 1970 publié sous l’étiquette « Disques Jacques Canetti ».
Enfin au milieu des années 1960, le couple Zegers/Lombard héberge Andrée Simons. Claude Lombard, présentant alors une émission pour la jeunesse, une intense collaboration artistique va naître entre les deux artistes : à Andrée les paroles, à Claude la composition. Ainsi en 1974, paraît « ABC pour les enfants pop » leur album commun.

 

Chansons de la 4ème partie : Le chant des canons : Le triste jour de fête

48:16 Georges Moustaki          : Nous sommes deux     : Mikis Theodorakis, adapt. Georges Moustaki : 1970
50:11 François Béranger          : Le téléphone                 : François Béranger : 1970
53:46 Claude Lombard             : L’usine                            : Freddy Zegers – Claude Lombard : 1970
56:17 Catherine Le Forestier   : Le triste jour de fête    : Catherine Le Forestier – Maxime Le Forestier : 1970