CdC #13 : 1959 Consécration de Jacques Brel – Georges Brassens – Jacques Vérières – Débuts de Roger Riffard

Jacques Brel et ses interprètes : Pia Colombo, Colette Chevrot, Simone Langlois

1956 : “Quand on n’a que l’amour”, chanson parue en novembre sera le premier succès radiophonique de Jacques Brel dans un climat de guerre d’Algérie. 1956, c’est aussi le début de la fructueuse collaboration entre Jacques Brel et François Rauber dont les arrangements collent plus à l’univers brélien.
De plus, François Rauber convainc Brel d’abandonner la guitare, libérant ainsi ses mains pour son jeu de scène.

1957 : le Prix Charles Cros est décerné à son 2ème 33 tours, ce qui améliore ses relations avec la compagnie Philips qui ne l’estimait guère malgré l’appui de Jacques Caneti.
Brel remporte un succès public lors de son passage à L’Alhambra-Maurice Chevalier en première partie de Zizi Jeanmaire.

1958 : sortie de son 3ème 33t avec deux bijoux qui préfigurent l’avénement du “Grand Jacques” “Au printemps” & “Je ne sais pas”. Autre rencontre importante : celle de Gérard Joannest qui va bientôt rejoindre l’équipe. Désormais, toute l’évolution musicale de Jacques Brel va se faire au travers du filtre Rauber-Jouannest.
Et… le 19 novembre 1958 Jacques Brel, en première partie de Philippe Clay, casse la baraque à l’Olympia. D’ailleurs ce dernier à d’ailleurs bien du mal à s’imposer après une telle claque. Le lendemain, la presse est unanime et n’en a que pour Brel.

1959 : enregistrement du 4ème 33t de Jacques Brel : ce disque clôt son cycle d’apprentissage, il y enterre l’abbé Brel avec “La dame patronnesse”, François Rauber conçoit tous les arrangements. Dès lors après sept ans de tâtonnements, Jacques Brel est considéré comme un des plus grands créateurs de la chanson d’auteur.

Chanson de la 1ère partie : Jacques Brel et ses interprètes

02’45 Pia Colombo : La valse à mille temps : Jacques Brel : 1959
06’40 Colette Chevrot : La dame patronnesse : Jacques Brel : 1959
09’28 Jacques Brel : La colombe : Jacques Brel : 1959
12’22 Simone Langlois : Ne me quitte pas : Jacques Brel : 1959

Chansons autour de la guerre : Hugues Aufray, Jacques Vérières, Les Cinq Pères, Les Trois Horaces

Jacques Auguste Podevin alias Jacques Vérières, acteur et chantauteur français naît à Verrières-le-Buisson (Essone) en 1924. Sa mère chante dans une troupe amateur.
1943 : il s’intéresse à l’art dramatique et rencontre Simone Signoret. Il est engagé dans diverses pièces de théâtre puis, après la guerre, débute au cinéma .

1952, grâce à la chanson du film “Rayés des vivants” il se consacre à la chanson et monte un spectacle autour de Francis Lemarque.

1953 : il écrit “Mon pot’ le gitan” musique Marc Heyral, à la mémoire de Django Reinhardt qui vient de décéder, chanson qui sera reprise par de nombreux interprètes : Montand, Barbara, Mouloudji, etc…

Entre 1954-1959 Jacques Verières passe régulièrement en première partie d’Edith Piaf à L’Olympia et à Bobino, accompagné par Joseph Reinhardt.
Il fait paraître régulièrement des 45 tours sous son nom jusqu’en 1962.
Fin des années 50 il forme un groupe de rock avec Babik Reinhardt, le fils de Django Reinhard. Aucun enregistrement ne semble avoir été fait de cette période.

Chanson de la 2ème partie : Chansons autour de la guerre

17’51 Hugues Aufray : Y’avait Fanny qui chantait : Michelle Senlis – Claude Delécluse : 1959
20’15 Jacques Vérières : Oui, mon capitaine : Jacques Vérières – André Popp : 1959
23’33 Les Cinq Pères : Marche militaire (extrait) : Franz Schubert, arrgt Maurice Guinard : 1959
24’40 Les Trois Horaces : Les quat’cents coups : Léo Ferré : 1959

Georges Brassens & ses interprètes

1957 : Georges Brassens est alors auréolé de gloire mais, n’oubliant pas les difficultés de ses débuts, il n’hésite pas à aider les nouveaux venus comme en temoigne sa préface sur le 1er disque de Guy Béart.

1958 : Nouvelle tournée “Canetti” en mars avant de réapparaitre à l’Olympia en octobre. Entretemps, Brassens s’est acheté un ancien moulin à Crespières (Yvelines) qui devient la maison des copains célèbres ou anonymes.
Parution du 33t Volume 6, un grand cru avec “Le pornographe”, “Le vieux Léon”, La femme d’Hector”… Il reçoit le “Bravo” de l’hebdomadaire de la chanson “Music-Hall” qui le proclame le chanteur le plus populaire de l’année.

1959 : Georges Brassens n’écrit pas de nouvelles chansons mais se consacre à de nombreuses tournées à travers l’Europe et l’Afrique du Nord. Il réenregistre 6 titres anciens qui paraîtront l’année suivante dans un disque d’entretiens avec Luc Bérimont “Georges Brassens qui êtes vous ?”.


Chanson de la 3ème partie : Georges Brassens & ses interprètes

30’20 Georges Brassens : Hécatombe (version 1959) : Georges Brassens : 1959
32’17 Monica Nielsen : På lek (Corne d’aurochs) : Georges Brassens, adapt. Lars Forssell : 1959
34’26 Christian Méry : Vendetta : Georges Brassens : 1959
36’55 Barbara : La femme d’Hector : Georges Brassens : 1959
39’38 Nicole Louvier : Les sabots d’Hélène : Georges Brassens : 1959
42’04 Léo Noël : Marinette : Georges Brassens : 1959

1959 Chansons dans les cabarets

Roger Riffard, cheminot, enseignant, écrivain & chantauteur français, naît le 1er avril 1924 à Villefranche-de-Rouergue en Aveyron.
Il paraît que, lorsqu’il était petit, sa mère, gardienne d’immeubles, l’envoyait fermer les fenêtres d’un locataire, un érudit qui possédait une bibliothèque extraordinaire. Il en aurait profité pour se plonger dans les livres. Ce serait ainsi qu’il s’est cultivé.

Roger, excellent comédien, s’exprime dans une langue d’une grande correction littéraire. Il est devenu cheminot, en attendant les contrats, après avoir été enseignant.
Fred Hidalgo le présente ainsi :” Ses observation de la vie et des êtres ont donné naissance à des chansons à la cadence précise, au verbe recherché, bien qu’anodines en apparence, dont l’irrésistible drôlerie n’est jamais très éloignée des larmes…”
C’est l’un des piliers du “Cheval d’or” en compagnie de Ricet Barrier, Boby Lapointe & Anne Sylvestre. Il y est repéré par Jacques Canetti.

En 1958 il fait partie de l’opération “Trèfle à quatre feuilles” avec Jean-Pierre Suc, Anne Sylvestre et Pierre Brunet avant d’enregistrer son 1er 45t “les p’tis trains” l’année suivante.
S’il se produit sur scène, c’est surtout grâce à son ami Georges Brassens qui le programme dans ses premières parties.
Roger décède deux heures avant son ami, en “lever de rideau” selon la formule d’Anne Sylvestre.

Chanson de la 4ème partie : 1959 Chansons dans les cabarets

45’34 Colette Renard : Mes copains : Pierre Louki – Jean Lemaire : 1959
48’24 Pierre Brunet : Côté cour, côté jardin : Pierre Brunet – Paul Amar : 1959
49’55 Roger Riffard : Loulou de La Vache-Noire : Roger Riffard : 1959
52’13 Suzanne Gabriello : La cigarette : Roger Riffard : 1959
55’33 Francis Lemarque : Elle n’avait que dix-sept ans : Marty Robbins, adapt. Francis Lemarque : 1959
57’47 Francesca Solleville : La rose du premier de l’an : Louis Aragon – Philippe-Gérard : 1959